Archive pour septembre, 2013

Les OBNL et les concours en ligne

30 septembre 2013

Les organismes à but non-lucratif et les concours en ligne.

Le Paradis est une coopérative culturelle à but non-lucratif qui regroupe 14 membres organismes dans tous les secteurs artistiques (théâtre, musique, édition, cinéma, arts visuels etc.) C’est une organisation ouverte sur sa communauté qui offre des espaces de diffusion et de création à l’ensemble de la population bas-laurentienne. Comme ce type d’organisation est peu connu et reconnu par les différentes instances gouvernementales qui financent habituellement la culture, la diversification des sources de revenus est un incontournable. Le budget typique de ce type d’organisme se divise donc très souvent de la sorte : subventions, revenus autonomes, dons, commandites. Mais…depuis quelques années, les réseaux sociaux ont changé la donne et ajouté une saveur numérique à ses deux dernières catégories.

Les compagnies ont vu tout le pouvoir du web et les avenues en termes de visibilité de lancer des concours viraux dans les différents réseaux sociaux. Les organismes eux, y ont vu une chance d’obtenir des montants substantiels pour réaliser des projets. C’est ainsi qu’il y a deux ans, le Paradis se lançait dans son premier concours viral et déposait sa candidature au Fonds Communautaire Aviva dans l’espoir de repartir avec 150 000$ pour son projet de déménagement au centre-ville. La compétition consistait à se qualifier à une première ronde puis à se hisser dans les 10 premiers de sa catégorie, le concours impliquant des centaines de projets. La première année, nous nous sommes rendus en finale de ce concours national mais n’avons pas été retenu par le jury. La deuxième année, nous sommes passés à une dizaine de votes de  la grande finale. 

Vu l’ampleur du concours (national, des centaines de projets) ce sont des résultats intéressants mais pas suffisants pour décrocher les prix en argent tant convoité. Qu’elle fût notre stratégie pour passer si près des étoiles?

  • Une campagne facebook et tweeter avec la création d’un événement sur Facebook invitant les gens à voter, des rappels quotidiens, des messages privés aux amis du Paradis, des appels aux partages.

 

  • La création d’une page à l’URL votezparadis.com pour diriger facilement les gens vers le concours. Ce type de concours est souvent difficile à trouver avec des URL laborieux donc en simplifiant le tout, c’était beaucoup plus facile d’orienter les gens pendant des entrevues radio ou tv par exemple.

 

  • La deuxième année, nous avions un partenaire privé qui a commandité un concours. Les gens qui s’abonnaient à notre infolettre et votaient pour le projet courraient la chance de gagner un IPAD.

 

  • Finalement, ne pas oublier les gens qui ne sont pas sur les réseaux sociaux, donc envois massifs de courriels, affiches, entrevues radio et tv, affichage sur les panneaux numériques de la Ville, communiqué de presse, journaux etc.

Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas triomphé, du moins d’un point de vu monétaire. Nous avons cependant remarqué que depuis que nous avons fait ces deux campagnes, le Paradis a gagné en popularité. Il n’est pas rare de croiser des gens sur la rue, le plombier, le pompiste ou la dame du dépanneur qui nous mentionnent avoir voté pour nous tous les jours. Nous avons également eu une tonne de commentaires positifs et encourageants sur la page du projet ce qui nous a donné beaucoup d’énergie. Parce que oui, ce type de concours demande beaucoup d’énergie et est générateur de beaucoup d’anxiété. Regarder chaque jours (parfois plusieurs par jour) le nombre de votes augmenter lentement ou ralentir est une épreuve de gestion de stress.

Nous avons décidé de ne pas resoumettre notre candidature cette année, cependant nous l’avons fait dans le cadre d’un nouveau concours visant uniquement les coopératives. Le Défi national Co-op, concours organisé par Co-operators Assurances et services financiers, permet au Paradis de concourir pour remporter un montant de 25 000$. Cette fois-ci, seulement 4 finalistes au Québec et sur ce nombre 2 en sortiront gagnants.

Finalement, on remarque que ce type de concours va devoir rivaliser d’ingéniosité pour attirer les gens. Les utilisateurs de médias sociaux sont de plus en plus réticents à partager des pages d’entreprises privées et à cela s’ajoute l’impression d’être littéralement bombardé de concours quotidiennement. Malgré cela, nous croisons les doigts et espérons que cette fois-ci, sera la bonne.

 

Par : Julie Gauthier

Gestionnaire de projets et directrice générale

Coopérative Paradis

www.coop-paradis.com

Une campagne de financement à Matane

23 septembre 2013

                     

 

La Campagne papillon de La Gigogne

 

C’est en 2010 que La Gigogne, maison d’aide et d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, à Matane, décide de se lancer dans un projet de construction de maison de seconde étape. Une bâtisse de six logements sociaux, sécuritaires et temporaires pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

 

Étude de faisabilité, appui du milieu et travail sur un concept de levée de fonds sont au rendez-vous ! Nous ne pouvions imaginer ce projet sans l’implication et la participation des femmes (utilisatrices des services, membres, travailleuses et membres du conseil d’administration). C’est auprès d’elles que nous lançons le concours «  un nom pour la maison », l’Entre-Temps vient de naître !

 

Nous avons choisi comme concept de campagne de financement la Campagne papillon. Le papillon évoque la liberté, celle des femmes qui vont vers une nouvelle vie sans violence. C’est aussi éphémère, comme les logements de l’Entre-Temps sont temporaires. Enfin, il y a l’effet papillon : des changements qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle. Ainsi, chaque don, aussi petit soit-il, ajouté à d’autres dons, permettra la construction de l’Entre-Temps !

 

En avril 2011 un Comité de financement est mis en place. Il comprend huit membres (bénévoles pour la majorité). Le principal objectif du Comité est de ramasser des fonds pour la construction de l’Entre-Temps. L’objectif de la Campagne papillon est de 350 000$.

 

Après un an de levée de fonds, nous nous rendons compte que les activités demandent énormément d’énergie (7 activités dans l’année) et rapportent beaucoup moins que les demandes de dons. Ce que nous confirme la formation suivie auprès de France Terreault ! Au terme de la 2e année de Campagne papillon, le constat est éloquent : avec moins d’activités, de rencontres et de personnes sur le Comité, nous avons ramassé la même somme d’argent et nous sommes bien moins essoufflés ! Nous nous sommes limités à trois activités principales, appréciées de nos fidèles donateurs (que nous avons appris à connaître).

 

 

D’autres activités ont eu lieu, mais l’organisation est revenue à des sous comités, voire même à des personnes du milieu voulant s’impliquer dans la Campagne. C’est le cas de la fameuse braderie mode, entièrement organisée par un groupe de jeunes femmes de Matane, pour qui la cause tient vraiment à cœur ! Le 1er novembre prochain, ce sera la 3e édition de cette merveilleuse activité !

Avec le lancement de la 3e année de Campagne papillon, le Comité a senti le besoin de trouver un nouveau slogan. Le projet est connu du milieu et remporte une forte adhésion, nous avons des donateurs qui participent fidèlement à nos activités depuis le début. Toutefois, nous sommes dans un milieu relativement petit où la population est très sollicitée par des causes toutes aussi nécessaires les une que les autres. Ce sera donc En 2014 on bâtit !

Je terminerai en abordant un des éléments très important de cette Campagne papillon : la communication !  C’est donc, un dépliant, un document corporatif, un synopsis de projet mis à jour très régulièrement en fonction de l’avancement du projet, des demandes de financement personnalisée. Bien sûr les médias locaux sont les partenaires de cette aventure, et les médias sociaux sont bien utilisés.

Sans oublier l’essentiel : remercier ! Car, finalement, la réussite de la Campagne papillon n’est possible que grâce aux généreux donateurs !

 

Marie-Laure Leymonie

Consultante en milieu communautaire

Chargée de projet auprès de La Gigogne

 

L’importante d’un slogan dans vos sollicitations

16 septembre 2013

Quel est le message de votre campagne de financement? Qui est le public cible? Quelle approche devez-vous adopter? Quelle durée de vie aura votre message?

Dans un monde où l’information est de plus en plus instantanée et éphémère, faire durer un message plus que quelques jours s’avère presque impossible. Alors, imaginez le défi que cela représente dans le cadre d’une sollicitation financière… Certains organismes sont fiers des réalisations qui ont marqué leur histoire, et avec raison, mais cette reconnaissance ne peut suffire à leur visibilité. Pour dénicher de nouveaux donateurs ou fidéliser les réguliers, le message de leur campagne de financement doit faire l’objet d’une grande attention.

Savez-vous qu’un bon slogan de sollicitation a une durée de vie de moins de deux ans alors que le visuel d’une organisation (ex. logo) devrait tenir la route durant dix ans? D’où l’importance de bien réfléchir à ce qu’on veut mettre de l’avant pour que nos différents partenaires retiennent bien de quoi il s’agit. La rétention du message est donc un objectif essentiel, malheureusement trop négligé.

Voici quelques questions pour vous aider à mener votre réflexion. Que veut-on que la population retienne de nous? À qui s’adresse notre message? Quel est le but visé? Veut-on que les gens se souviennent de la mission de notre organisation? Veut-on se faire connaître auprès d’une catégorie spécifique de donateur : population active, population vieillissante, entreprises corporatives? Quelle est la singularité de notre organisme : éducative, proactive dans ses communications, très politisée?

Un bon slogan devrait contenir moins de six mots, être positif et bien vous représenter. Il vous obligera à faire des choix précis sur le message à transmettre. Malheureusement, plusieurs organisations veulent passer trop d’idées dans une courte phrase, ce qui fait qu’on ne retient plus l’essence du message et qu’il perd tout intérêt. Vous devez attirer l’attention de façon positive et surtout répéter le message constamment dans l’ensemble de vos documents promotionnels : dépliant, feuillet, journal interne, site web, rapport d’activité, en-tête de lettre, etc.

La fréquence du message est donc importante. Il est souhaitable de le rappeler toutes les trois semaines dans les médias ainsi que sur vos outils promotionnels. Il est préférable de miser sur toute une année plutôt que sur une courte période comme, par exemple, lors du lancement de votre campagne de financement. La communication régulière du message est la clé du succès de votre campagne de sollicitation.

Tout au long de l’année, vous trouverez dans ce blogue des conseils pratiques sur le sujet, offerts par Martine Grenier, Consultante en communication et rédaction.