La loi C-28 et les sollicitations philanthropiques

28 juillet 2014

La loi canadienne anti-pourriel et les sollicitations philanthropiques

 

Depuis le 1er juillet dernier, la loi canadienne C-28 est entrée en vigueur. Cette loi stipule qu’aucune vente ou promotion commerciale ne doit être faite via vos listes d’abonnés (individus, organismes à but non lucratif ou entreprises) sans leur consentement préalable. Dans le cas de son non-respect, la loi prévoit des amendes non négligeables. Cela dit, selon les différentes lectures que j’ai faites, ces amendes ne seront vraiment applicables que dans les 36 mois suivant l’application de la loi, donc à compter du 1er juillet 2017. http://combattrelepourriel.gc.ca/eic/site/030.nsf/fra/h_00227.html

 

La loi C-28 a des conséquences regrettables pour plusieurs organisations qui, au fil des années, ont réussi à développer un bon carnet d’adresses électroniques de contacts qu’elles utilisent pour vendre des billets pour un événement-bénéfice ou encore pour lancer un appel à la générosité dans le cadre d’une campagne de financement. Cette stratégie de diffusion marketing est peu coûteuse et donne de bons résultats financiers. Il faut aussi se rappeler que les frais postaux ont considérablement augmenté ces dernières années.

La question est surtout de savoir quel sera l’impact réel de cette loi sur vos futures sollicitations. Selon mes calculs, au cours de la prochaine année, vous pourriez envisager une diminution de 10 % à 20 % des revenus générés par vos sollicitations par courriel. Vous devrez aussi vous doter, pour l’ensemble de vos communications électroniques, d’un logiciel de gestion de courriel comprenant les options de consentement et de désabonnement. Et bien sûr, vous devrez prendre le temps d’effectuer les démarches de communication demandées par la loi : faire parvenir un courriel personnalisé à cet effet à l’ensemble de vos abonnés.

Conséquemment, vos organisations auront tout intérêt à développer d’autres méthodes de diffusion et promotion : blogue, infolettre, présence active sur les différents médias sociaux, présentations sur YouTube, etc. Il vous faudra prévoir un budget de publicité approprié, avoir une présence plus grande dans les chambres de commerce et certains congrès ainsi qu’une visibilité accrue dans certains lieux publics de vos villes ou villages.

Il va sans dire que la technique du bouche-à-oreille prendra toute son importance dans la prochaine année. Un phénomène vieux comme le monde, mais qui aura toujours sa raison d’être.

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