SOS Mécénat

24 juillet 2013

Oyé! Oyé! On cherche un mécène pour notre cause!

Depuis 20 ans, je ne compte plus les fois où j’ai entendu cette demande… Au moins une fois par semaine! C’est un peu comme espérer gagner à la loterie. On achète-tu un billet au cas où? Évidemment, la recherche d’un mécène n’a rien à voir avec le hasard. Au contraire, ça demande beaucoup de préparation, de négociation et de conviction.

Habituellement, un généreux bienfaiteur est une personne sensibilisée à une cause, parfois parce qu’un de ses proches est affecté par une maladie ou une préoccupation sociale. Un mécène veut, par sa contribution, intervenir dans une cause : culturelle, communautaire, sportive, etc. Certains désirent que leur contribution demeure anonyme et sans aucune publicité, ne serait-ce que pour éviter d’être sollicités à outrance par plusieurs associations caritatives.

Cependant, depuis le milieu des années 90, on remarque l’émergence de grands mécènes québécois qui veulent plutôt attirer l’attention sur leur contribution, soulignée par une mini-campagne publicitaire et surtout de la reconnaissance « visuelle » envers leur nom personnel ou leur entreprise. Cela peut se traduire par une salle au nom de la fondation X, ou encore, par un lien avec un service spécifique : « Cette activité est rendue possible grâce à la généreuse contribution de M. ou Mme X. »

Il faut tenir compte qu’au niveau économique notre richesse collective francophone est assez récente. Ainsi, depuis le début des années 2000, nous avons vu l’émergence de certaines fondations philanthropiques comme la Fondation Lucie et André Chagnon ou la Fondation Guy Laliberté. Certains mécènes décident de créer une fondation privée pour intervenir dans les causes de leur choix où on les reconnaît comme de généreux bienfaiteurs, de leur vivant. Tout dépend du point de vue de la personne et de son engagement social.

La plupart des mécènes que j’ai côtoyés ont certains points communs. Ils désirent apporter du changement dans leur communauté. Ils visent une viabilité sur une période d’au moins 10 à 20 ans. Ils veulent intervenir dans certaines actions, surtout au niveau financier. Ils recherchent une organisation qui fait preuve d’une gestion saine et d’une stabilité au niveau de son personnel. Un organisme avec un bon rayonnement, reconnu dans la communauté et s’étant mérité des prix de prestige local, régional ou provincial a de meilleures chances de susciter l’intérêt des mécènes. Le plus important est le plan d’action de l’organisation, en fonction d’un développement de 5 à 7 ans.

Donc, pour réussir à attirer l’attention d’un mécène, plusieurs rencontres seront nécessaires, avec des documents précis et bien préparés. Rien à voir avec la loterie!

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